Voyages d’affaires : Prévenir des situations à risque 

L’actualité nous le rappelle tous les jours. Nous vivons dans un monde incertain, parfois violent, où les conflits se multiplient, pour des motifs religieux, politiques, ou identitaires. 

Le terrorisme fait de chacun de nous une potentielle victime collatérale si ce n’est une cible et lorsque vous voyagez pour affaires, en tant « qu’Occidental », vous êtes soumis à des risques plus importants que des « locaux ». 

Tentons ici de dresser quelques règles, qui ne sont ni absolues ni exhaustives, mais qui peuvent vous aider en cas de problème. 

 

En amont, ayez le sens de l’observation … 

 

On ne peut pas prévoir une attaque. Par définition, elles sont subites et inattendues. 

En revanche, on peut observer son environnement et accumuler de l’information, qui sera précieuse en cas de danger. 

On l’a plusieurs fois écrit ou sous-entendu dans nos précédents billets, mais avoir le sens de l’observation est une nécessité. Ne vous plonger pas dans votre smartphone sans regarder ce qu’il se passe autour de vous.  

Concrètement, cela signifie que vous devriez repérer les sorties de secours quand vous vous rendez dans un lieu inconnu. Au restaurant, par exemple, regardez bien s’il y a une ou plusieurs sorties, s’il existe un plan d’évacuation, et installez-vous le plus loin possible des vitres. En cas d’explosion, les vitres peuvent éclater et projeter des morceaux de verre ; il est préférable que vous soyez loin d’elles. Repérez les sorties, installez-vous loin des vitres, analysez ce qui vous paraît étrange, cela revient au final à évaluer la situation.   

Tout le monde est capable de le faire, cela ne coûte rien et peut « rapporter gros » en cas de danger. 

 

… pour pouvoir ensuite réagir au mieux en cas d’attaque 

 

Si l’observation est une notion clef en amont, c’est parce qu’au moment où l’attaque arrive, vous n’êtes plus forcément maître de vos réactions. 

Il existe trois schémas-type de réaction face au danger : la fuite, la prostration et l’attaque. Ces trois types de réaction varient chez nous tous selon notre état émotionnel du moment et il est difficile de prédire nos attitudes.  Pour dire les choses autrement, vous pourrez vous retrouvez prostré dans une situation donnée, alors que vous fuirez dans une autre, ou que vous attaquerez dans une dernière. Disposer de quelques repères peut donc aider à réagir. 

La prostration est souvent illustrée au cinéma quand un acteur se retrouve dans l’impossibilité de bouger face au risque. 

Concernant l’attaque me revient une anecdote. Je me souviens d’un vol à main armé dans un hôtel où une réceptionniste, humiliée d’une part, et soumise au stress d’autre part, s’était fendue d’une gifle monumentale auprès du braqueur qui lui avait demandé de s’allonger. Coopérative au départ, cette dernière avait finalement basculé vers l’attaque. 

A l’inverse, je me remémore ce cuisinier se retrouvant par hasard sur le parking de l’hôtel pour faire sa pause alors que se jouait un sordide règlement de comptes à l’arme automatique. Ce dernier était entré se réfugier à l’intérieur de l’établissement pour finalement sortir de l’autre côté et courir. Nous l’avions retrouvé deux heures plus tard encore en train de courir le long de la route à quelques kilomètres de là. Difficile de mieux illustrer la fuite !

Au-delà de cette théorie, sachez que plus vous utiliserez votre capacité d’analyse, plus vous serez à même de comprendre la situation dans laquelle vous vous trouver (attaque « active shooter », prise d’otage, vol à main armée, règlement de compte criminel…) et plus vous serez à même de prendre la bonne décision. Il n’y a pas d’emblée une unique manière de réagir. Celle qui compte est celle qui vous sauve la vie.  

 

Si ces situations peuvent se multiplier ces dernières années, elles restent bien évidemment très rares. Quoi qu’il en soit, voyagez toujours en respectant les règles élémentaires de sécurité (cf nos précédents billets) et suivez votre instinct. 

A très bientôt ! 

2019-03-05T17:44:30+00:00